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*Alexandre Limoges, annonceur maison aux matchs et journaliste des Artilleurs, nous livre ses impressions sur différents sujets entourant l'équipe.

ÉDITORIAL DU 14 OCTOBRE 2008
par Alexandre Limoges

Point final d’une saison marquée par de brillantes victoires et d’amères défaites, le Gala 2008 des Artilleurs a eu lieu dimanche soir au club de golf Glendale. Preuve parfaite du fait que les Arts constituent maintenant une véritable famille, tous les joueurs étaient présents, accompagnés de nombreux parents et amis.

Plusieurs moments forts ont ponctué la soirée. D’abord, les Artilleurs ont souligné la participation de Richard Montpetit et de Jonathan Poitras aux Championnats Provinciaux en leur demandant de reconstituer, de mémoire, les couples des Artilleurs. Ils ont fait preuve d’une très belle faculté d'observation malgré quelques erreurs prévisibles et amusantes (notamment Alex Michaud qui s’est retrouvé avec deux charmantes demoiselles, tandis que la non moins charmante Marie-Hélène restait sagement dans l’ombre…).

La finale du concours M. Artilleurs 2008 a opposé Alex Michaud, Alex Dagenais et Ian Dorego. Le jury, constitué de 5 accompagnatrices, mères et sœurs de joueurs des Artilleurs, n’a cependant pas eu droit à une envolée lyrique semblable à celle de M. Artilleurs 2006 (Jonathan Bissonnette) ou à un discours enflammé comme celui de M. Artilleurs 2007 (Nicolas Aubin). Timides, réservés, les candidats 2008 se sont fiés uniquement à leurs charmes, et c’est finalement Alex Dagenais qui remporté un vote serré.

Le moment le plus émouvant de la soirée a certainement été le dernier hommage rendu aux vétérans Nicolas Aubin et Alex Michaud, deux Artilleurs parmi les meilleurs de l’histoire de l’équipe. Ceux-ci ont observé une vidéo retraçant leurs exploits avant de voir leur étoile scintiller et disparaître d’un avant-champ électronique. Patrick De Maisonneuve et Nicolas Desrosiers ont ensuite pris la parole, comme c’est la tradition, pour les remercier des années qu’ils ont passées parmi nous. L’excellent Éric Sauvé, que les Artilleurs auraient bien aimé accueillir plus longtemps (il n’aura passé qu’une saison parmi eux) a lui aussi été remercié pour son aide précieuse.

Les honneurs individuels ont cette année ont été chaudement disputés. Jean-Sébastien Carrier s’est imposé comme Recrue de l’année, Joueur des séries et Joueur Boréale de l’année, tout en menaçant l’emprise de fer de d’Alex Michaud sur les titres de Frappeur de l’année et Joueur de l’année. Le vétéran a remporté ces titres pour la 4e et 3e année consécutive, respectivement. Patrick De Maisonneuve a été élu Coéquipier de l’année (3e fois en 4 ans) et Joueur défensif de l’année, tandis que Jonathan Filiatrault a succédé à Francis Tétreault comme Lanceur de l’année (il a aussi été co-récipiendaire tu titre de Joueur Boréale de l’année).

De nombreux prix de présence (casquette et chandails des Canadiens, gants de frappeur, abonnement annuel à une cage de frappeurs, etc.) ont été tirés durant la soirée, dont plusieurs cadeaux promotionnels du commanditaire Génacol.

Les Artilleurs remercient tous les joueurs, parents, amis et bénévoles qui ont participé à la saison 2008 et vous donnent rendez-vous en 2009!

ÉDITORIAL DU 17 JUILLET 2008
par Alexandre Limoges

La finale du Tournoi des Laurentides 2008 avait d'emblée l'allure d'un classique. Avec le déclin des équipes de Lanaudière à partir de 2003, suite à quelques années fastes, les Artilleurs et les Jets s'étaient imposés comme les nouvelles puissances de la ligue. De 2004 à 2007, ils se sont notamment échangés les quatre titres de champion du Tournoi des Laurentides. Si cette année, l'étoile des Jets semblait s'être quelque peu estompée, c'est avec la hargne qu'on leur connaissait auparavant qu'ils ont écarté tous les obstacles jusqu'à la finale, où ils ont retrouvé leurs perpétuels rivaux. La promesse d'un match sans merci avait d'ailleurs attiré une foule remarquable au Parc Ducharme, provenant aussi des Laurentides que de l'est de Montréal.

Personne n'aurait toutefois su prédire l'ouverture des hostilités : portés par leurs partisans en liesse, les Artilleurs ont amorcé un barrage offensif sans précédent pour tenter de casser les reins d'un adversaire connu pour son inébranlable ténacité. Ils ont marqué quatre points en première manche sur les simples de Sauvé et Michaud, puis sur le coup de circuit de Carrier. En fin de manche, les Jets ont tenté de revenir de l'arrière, mais un double-jeu leur a coupé le souffle. Sans perdre un instant, les Artilleurs ont recommencé le bombardement, qui cette fois a littéralement décimé un adversaire déjà chancelant. C'est sans conteste Jean-Sébastien Carrier qui a le plus durement ébranlé l'adversaire avec un deuxième coup de circuit dans le match, un grand chelem, cette fois, qui a porté la marque à 9-0. En fin de deuxième, les Artilleurs menaient déjà 12-0 ; ils avaient frappé 10 coups sûrs et chassé du match le lanceur Cormier, s'appuyant quant à eux sur l'excellent Alex Dagenais au monticule. Mais le momentum est phénomène étonnant : dans les 5 manches suivant leur blitz dévastateur, les Artilleurs se sont buté au lanceur Evens Henry et n'ont plus ajouté qu'un seul coup sûr à leur fiche. Les Jets, quant à eux, refusant de capituler malgré deux manches initiales catastrophiques, ont lentement organisé la contre-attaque. Ils ont marqué 3 points en fin de deuxième, puis 4 autres en 4e manche pour porter la marque à 12-7, chassant par le fait-même Dagenais du monticule. Conscient du danger, l'état-major des Artilleurs a sorti son as, le lanceur Éric Sauvé. À partir de la 5e manche, Sauvé a complètement étouffé la résistance des Jets.

La victoire a permis aux Artilleurs de célébrer un troisième titre de champion en cinq ans au Tournoi Junior des Laurentides. Après les célébrations, ils devront affronter deux équipes lavaloises dimanche, les Rebelles de Laval-Est et les Éperviers de Vimont-Auteuil, à compter de 16 heures, dans le cadre d'un programme double.


ÉDITORIAL LUNDI 15 OCTOBRE 2007
par Alexandre Limoges

Samedi soir dernier, les Artilleurs ont officiellement mis un terme à leur saison 2007 lors d'un gala au Glendale de Mirabel. Profitant d'une salle spacieuse, les invités ont eu droit à un excellent repas et à un gala émouvant.

La soirée a bien commencé pour les vétérans : le leadership et la hargne de Nicolas Desrosiers ont été récompensés et il a reçu le titre de Joueur des Séries. Les Artilleurs ont ensuite souligné la participation de Jonathan Filiatrault, Richard Montpetit et Joey Aragona au tournoi provincial en leur remettant une photo encadrée. Ces joueurs invités ont également eu droit à un court jeu-questionnaire où ils ont dû identifier quelques joueurs des Artilleurs à partir de leur chanson-signature. Malgré la courte durée de leur séjour parmi les Arts, ils ont ensemble identifié quatre des six chansons : le coq de Ian Dorego n'a posé aucune difficulté, mais chose étonnante, le « Never gonna stop me » de la machine offensive des Arts, Alexandre Michaud, leur a échappé !

Jonathan Bissonnette a par la suite appris qu'il devait céder, à son grand désarroi, la couronne de Monsieur Artilleurs 2006. En finale, ce sont Nicolas Aubin et Alexandre Michaud qui ont rivalisé de charme et de courtoisie. Un jury constitué de trois non moins charmantes demoiselles a finalement accordé la palme à Nicolas Aubin. Le premier but des Arts a reçu une trousse Nivea for Men qui lui permettra de commencer à combattre les effets du temps sur la peau du visage...

Dans la catégorie Coéquipier de l'année, Patrick De Maisonneuve a remporté le titre pour une deuxième fois grâce à sa bonne humeur contagieuse. Appelé à s'exprimer devant la salle à titre de Président de l'équipe, Martin Fiset avait concocté un discours très inspiré grâce aux diverses ressources présentes dans son fameux sous-sol. Il a reculé jusqu'à l'époque antique pour établir une grandiose allégorie entre les succès de l'équipe et la conquête romaine, n'oubliant que de citer Cicéron au passage. Il a également remis à Christian Tétreault une casquette de l'équipe pour que sa bonne amie Mitsou puisse l'ajouter à sa collection.

Ce fut ensuite le moment fort de la soirée : les Artilleurs ont invité sur scène les trois vétérans de l'équipe, Nicolas Desrosier, Pascal Soucy et Jonathan Bissonnette. Après s'être fait démontrer les effets pervers sur la mémoire de certains produits de commandite lors d'un jeu-questionnaire, les vieux Arts ont pu assister à un magnifique montage constitué de photographies dont certaines dataient de leur enfance. Ensuite, les Nicolas Aubin, Patrick et Dannick Soucy ainsi que Mathieu Dubois leur ont rendu un vibrant hommage. Jonathan Bissonnette a dévoilé le cadeau d'adieu qu'il faisait à ses coéquipiers : une réplique de leur chandail d'équipe !

Le reste de la soirée s'est déroulé assez rapidement : ayant remporté le titre de Joueur du match à 7 reprises chacun, Ian Dorego et Alexandre Michaud ont reçu ensemble le titre de Joueur Boréale de l'Année, tandis que Nicolas Desrosiers a été choisi Joueur Défensif de l'Année. Alexandre Michaud a remporté le titre de Frappeur de l'Année pour une troisième année consécutive et Francis Tétreault, le titre de Lanceur de l'Année pour une deuxième saison de suite. Finalement, Alexandre Michaud a été choisi Joueur de l'Année comme en 2006 et il a tenu à souligner le fait que ce titre « aurait très bien pu être remporté par d'autres joueurs étant donné que la victoire des Arts en 2007 est véritablement une victoire d'équipe ».

Mentionnons que plusieurs prix ont été tirés au hasard durant la soirée. C'est Mademoiselle Dorego et Monsieur Pierre Aubin qui ont gagné le prix du commanditaire Génacol, tandis que Martin Sauvé a remporté une chemise Louisville Slugger et Alexandre Dagenais un certificat-cadeau de 100$ à dépenser au magasin Future Shop.

Félicitations aux joueurs pour une saison superbe et merci à tous et à toutes pour vos encouragements!



ÉDITORIAL LUNDI 17 SEPTEMBRE 2007
par Alexandre Limoges

RÉCAPITULATIF D'UNE SAISON DE RÊVE

12 mai 2007

Deuxième match de la saison régulière. Les Jays de Jarry envoient Joey Aragona au monticule.

Marque finale : 1-0 Artilleurs.

C'était tôt en mai, mais les Artilleurs venaient de connaître leur pire match à l'attaque de toute la saison avec 5 coups sûrs et un seul point. Mickael Lajeunesse et Frédéric Lemieux unissent leurs efforts et obtiennent un blanchissage des plus opportun : les Artilleurs n'allaient pas perdre un seul match en saison régulière avant le 22 juillet...

23 mai 2007. Lorraine.

J'arrive très en retard au match contre B.L.R.T.. Dans toute leur histoire, les Expos n'en ont jamais gagné une contre les Arts, je m'attendais franchement à un match facile. J'ai su immédiatement que quelque chose n'allait pas quand j'ai aperçu Mathieu Dubois dans l'enclos des joueurs.

- On perd 4-2. Début de 7e manche.

Bastien est au premier but. Soucy claque une flèche puissante, mais elle captée à l'avant-champ et Bastien est pris à contre-pied. Double-jeu. Desrosiers soutire un but sur balles, mais il y a deux retraits. Michaud s'amène au bâton.

- Il va la claquer.

- Tu es fou. La clôture est à un kilomètre. Attends, ce n'est même pas vraiment la clôture du parc Lorraine 1. C'est la clôture de l'autre parc, Lorraine 2. Tu veux frapper un circuit ici, il faut qu'il se retrouve dans l'abri des joueurs du parc 2 ou au-dessus du backstop du parc 3.

- Railleries mises à part, leurs voltigeurs jouent beaucoup trop rapproché...

Les spectateurs adverses applaudissaient à tout rompre, les Expos chantaient. Il faisait froid, mais le ciel était clair. Puis, il y eut un coup de tonnerre.

15 juillet 2007.

Les Artilleurs sont-ils invincibles ? Avant le tournoi, ils avaient cumulés pas moins de 29 victoires consécutives en saison régulière contre les équipes de la Ligue Junior des Laurentides. Le tournoi semblait être une autre formalité. Val-des-Monts a tout de même offert une bonne lutte. Les Olympiques ont envoyé un lanceur AA que les Artilleurs ont aussitôt renvoyé aux douches. Leurs adversaires en finale, les Jets, les Arts les avaient battu 8-0 lors du premier match de la saison.

Dès la première manche, l'offensive se déchaîne tous azimuts. La foule est nombreuse, elle s'attend à ce déferlement, dont elle ne se lasse jamais. L'avance est déjà de 4-0, tout se passe précisément comme prévu ; tout indique que l'attaque va continuer sur sa lancée tandis qu'au monticule, Tétreault lance avec l'efficacité à laquelle on s'attend de lui. On pouvait déjà inscrire le nom de l'équipe sur la coupe.

Or, c'est à ce moment que les Jets, contre tout attente, ont commencé à riposter à grand renfort de coups de circuits. Au terme d'un match complètement fou qui s'est terminé en 8e manche, les Artilleurs se sont révélés faillibles : confus, ils allaient perdre deux autres matchs durant la même semaine...
           
           
Fin août

-
On devrait peut-être arrêter de faire jouer la musique des recrues quand Bernier vient au bâton après toutes ces présences.

- Je suis d'accord, mais je lui ai demandé quelle chanson mettre à la place. Il m'a regardé et m'a répondu : celle que vous faites jouer est parfaite.

- Mais ça dit : « I'm just a kid, and life is a nightmare ».

- Exactement. Je pense que c'est l'ironie qu'il apprécie...

Septembre

Une conversation dans le « bunker » du marqueur lors du premier match des séries :

- Biz.

- Retrait au bâton.

- Non. Il va connaître des séries exceptionnelles.

- Il s'élance sur un pied, la balle est déjà passée et son élan n'est même pas complet.

- Je te dis.

- Pourquoi ?

- Écoute : le cri.

- Le cri...

- LE CRI est de retour.

Quelques semaines plus tard, fin de la série finale, je discute avec Daniel Hadd des Jets. Biz a connu des séries superbes. Il a frappé pour .433 avec 13 coups sûrs et 5 doubles.

- On perd trois excellents joueurs en 2008.

- Desrosiers, ça fait mal. Le champ centre qui attrappe tout. Quel est le troisième ?

- Bissonnette.

- (Hadd ouvre grand les yeux). Bissonnette ! TOUT un frappeur.

Je me demande alors si les Éperviers et les Jets ont jamais su que Bissonnette avait connu une saison horriblement difficile au bâton. En série cette année, ils lui lançaient des balles basses, les joueurs de champ reculaient à la clôture, tout comme si on était encore en série 2006.

Ils avaient raison. Ils entendaient le même cri qu'en 2006. Ils l'entendent probablement encore.

4 septembre 2007.

Dernier match de la série contre les Éperviers. 9-3 Laval en milieu de 4e. Dagenais est au monticule en relève à Tétreault et les Éperviers ont déjà cogné 7 coups sûrs contre lui dans la manche. Les Artilleurs sont au bord du gouffre. Le déficit est énorme, mais pas encore tout à fait insurmontable, sauf qu'il y a deux joueurs en position de marquer et que Marc Tremblay peut clouer le cercueil. Qu'est-ce qui peut bien passer par la tête d'un lanceur qui se fait malmener à ce point quand son entraîneur s'approche du monticule. La foule observe, silencieuse. Elle s'attend peut-être à un changement, elle s'accroche à un dernier espoir. Après une courte discussion, Dubois retourne dans l'abri.

Toute la saison des Artilleurs va donc reposer sur les épaules du droitier. Toute la saison va se jouer dans ces quelques instants critiques où Dagenais cherche à effacer tout ce qui vient de se produire et à réajuster sa concentration malgré la confusion, l'incertitude, malgré l'euphorie dans le clan adverse. Rien ne laisse croire qu'il peut retrouver ses moyens au point de ne plus rien accorder. Sûrement pas contre des frappeurs qui, en deux tiers de manche, viennent de claquer plus de coups sûrs contre lui que la plupart des adversaires des Arts en un match complet. Pas contre une équipe déchaînée, encouragée à tue-tête par ses partisans, gonflée à bloc et parfaitement certaine qu'elle est sur le point de triompher.

Un faible ballon à l'avant-champ met fin à la manche et Dagenais a lentement regagné l'abri des joueurs. L'impossible était sur le point de se produire. 

9 septembre 2007.

Premier match de la série finale, fin de 7e manche. Les Artilleurs tirent de l'arrière 7-6, mais la défaite, pourtant, semble improbable. Il fallait que par une fatalité quelconque, les Jets soient vaincus. Ce sont eux, d'ailleurs, qui semblaient abattus au début de la dernière demi-manche, comme si par un étrange pressentiment, ils étaient conscients de ce qui allait se produire. Quelques instants plus tard, le premier match leur avait glissé entre les doigts. Le deuxième, serré, était à mon sens leur dernière chance de renverser le cours des choses. L'histoire des séries 2006 ne pouvait tout simplement pas se reproduire : ce qui avait alors permis aux Jets de revenir de l'arrière trois matchs à zéro, c'était le fait que les Artilleurs ne croyaient pas qu'ils avaient la capacité de le faire.

Cette fois, au 4e match, les Jets étaient vaincus. Vaincus parce que les Arts étaient parfaitement conscients de la nécessité de ne laisser briller aucune espoir ; vaincus parce que les Artilleurs frappaient trop, et trop tôt ; vaincus parce que que chaque match, les Jets se retrouvaient devant une pente abrupte, rapidement démoralisés, et bientôt épuisés. 2007 appartenait aux Arts.

....

Félicitations à tous les joueurs des Artilleurs et merci à tous les spectateurs qui, cette année, étaient nombreux à les encourager.




ÉDITORIAL JEUDI 12 JUILLET 2007
par Alexandre Limoges

UNE DEMI-SAISON PARFAITE

À la veille du tournoi des Laurentides, les Artilleurs ont une fiche parfaite de 15 victoires et aucune défaite. Cette fiche remarquable est-elle une bonne indication de qui va se produire dans la deuxième partie de la saison? Peut-on déjà déclarer les Arts grands favoris en septembre? La fiche dissimule-t-elle au contraire quelques faiblesses qui n'ont pas encore été décelées?

Dans le texte qui suit, je vous propose mon point de vue sur certains aspects de la première moitié de saison des Artilleurs.

1 – Au monticule

Au fil des ans, la recette des Artilleurs a toujours été la même : une offensive dévastatrice qui décourage l'adversaire dès la 1ère manche, et à défaut d'un lanceur ultra-dominant, une profondeur au monticule qui leur permet de survivre aux parties marathon comme aux matchs consécutifs. Cette année, cette logique a été poussée encore plus loin. L'arrivée d'Alex Dagenais et de Martin Sauvé accorde aux Artilleurs une telle profondeur que certains joueurs de position qui sont également d'excellents lanceurs, tels que Ian Dorego, Alex Michaud, Nicolas Desrosiers et Nicolas Aubin, se sont plus rarement amenés en relève. Cet atout, qui sera crucial en tournoi comme en séries éliminatoires, pose un casse-tête pour les entraîneurs : ces lanceurs seront-ils prêts quand viendra le temps de leur faire appel? Certes, il s'agit là d'un heureux problème...

2 – L'attaque

Comment peut-on faire mieux dans une saison quand on a frappé pour une moyenne de .507 l'année précédente ? Alex Michaud, à la mi-saison, frappe pour une impressionnante moyenne de .574 ! Il a même commencé à voir l'adversaire lui accorder des buts sur balles intentionnels... Derrière lui, Ian Dorego frappe pour un moyenne supérieure à celle du Michaud cuvée 2006, et Nicolas Desrosiers connaît lui aussi la meilleure saison de sa carrière. En somme, le coeur de l'alignement est si dangereux que si DeMaisonneuve et Soucy se placent sur les buts, l'adversaire est statistiquement presque certain d'en payer le prix. Un seul hic, peut-être : on se serait attendu à ce que les Artilleurs, une équipe très mature, frappe plus de circuits cette année. Or, Jonathan Bissonnette a connu un mauvais début de saison et la blessure de Nicolas Aubin lui a fait perdre un peu de puissance. À suivre.

3 – La défensive

La défensive est-elle le talon d'Achille des Arts ? La question mérite d'être soulevée. Lors du dernier tournoi, les Arts ont été confrontés à des équipes AA de grande qualité qui ont frappé plus solidement que ce à quoi les Térésiens sont habitués. Résultat, les Artilleurs ont commis de nombreuses erreurs qu'ils ont d'ailleurs continué de commettre en saison régulière par la suite. La faiblesse défensive est une lacune qui n'est pas toujours visible, mais si l'adversaire met la balle en jeu, les Artilleurs sont tout particulièrement vulnérables.

On s'attendrait pourtant à ce que l'équipe fasse mieux que l'année précédente à cet égard. Elle a plus d'expérience, et comme nous l'avons mentionné, des joueurs de position sont moins souvent appelés à se présenter au monticule, ce qui devrait avoir pour effet de stabiliser la défensive. Les Artilleurs savent qu'ils disposent d'excellents joueurs à tous les aspects du jeu, mais si un aspect de leur jeu mérite une certaine attention, il s'agit clairement de la défensive.

CONCLUSION

Le retour de Patrick Bélanger avec les Jets de Point-aux-Trembles est sans conteste la plus grande menace à l'hégémonie térésienne. Autre aspect à considérer : les Arts vont jouer 11 de leurs 15 derniers matchs à l'extérieur, dont plusieurs matchs rapprochés. À court terme, l'objectif premier est de reconquérir le titre de champion du Tournoi des Laurentides, perdu l'année dernière en demi-finale contre Val-des-Monts, l'équipe que les Artilleurs affronteront dès le premier tour vendredi soir...



ÉDITORIAL DIMANCHE 26 NOVEMBRE 2006
par Alexandre Limoges

LE GALA DES ARTILLEURS

Les Artilleurs ont mis un point final à la Saison 2007**en récompensant les joueurs lors d’un gala au Sorrento de Ste-Thérèse. Nombreux sont ceux qui ont répondu à l’appel et qui se sont réunis dans le modeste restaurant italo-japonais.

La première surprise de la soirée aura certes été l’arrivée hollywoodienne des joueurs, sortis un à un de deux limousines noires sous les applaudissements des invités et le regard curieux des autres convives. Après un repas d’une qualité discutable, les Artilleurs et leurs invités ont eu droit à une présentation vidéo spectaculaire qui consistait en un montage photographique représentant chacun des joueurs, dont Joe Biz dansant avec des Zoulous et Bryan Bastien en Valet de cœur.

Par la suite, les Artilleurs ont souligné les distinctions individuelles de leurs membres en leur remettant une plaque commémorative. Le prix pour le Joueur Boréale de l’Année a d’abord été remis à Alexandre Michaud qui s’est montré surpris chaque fois qu’un prix lui était décerné, ce qui est normal étant donné ses statistiques au bâton, plutôt médiocres cette année. Chose plus étonnante encore, Michaud a plus tard remporté le prix décerné au Frappeur de l’Année, même en ayant été retiré une fois sur deux chaque fois qu’il s’est présenté au bâton. L’académie a poussé la logique jusqu’à l’absurde en lui décernant le titre de Joueur de l’Année, lui qui a impitoyablement massacré tous les records d’équipe, sans aucun égard pour les membres du temple de la renommée des Artilleurs qu’il évinçait.

L’as lanceur Frédéric Lemieux a remporté le prix du le Meilleur Esprit Sportif pour sa contribution au réchauffement du banc des joueurs dans une saison gaspillée par une blessure.

Ian Dorego a été choisi Recrue de l’Année, et comme à l’habitude, il a tenu un long discours ponctué de citations de Cicéron, de tours de manches, de nombreuses exhortations et de savantes allusions mythologiques.

Francis Tétreault a étouffé l’envie de faire un petit Rap à une foule enthousiaste quand il a reçu le prix du Joueur des Séries pour sa détermination lors de la finale contre les Jets . Il a plus tard reçu le prix du Lanceur de l’Année.

Ian Dorego et Nicolas Desrosiers se sont partagé le prix du Joueur Défensif de l’Année, devançant ainsi l’excellent voltigeur de centre, Pascal Soucy, qui l’avait emporté l’année dernière. Le larron de gauche de Soucy, Jonathan Bissonnette, était également en nomination dans cette catégorie.

Le prix le plus intéressant de la soirée, Monsieur Artilleurs 2006, a opposé en finale le petit Bryan Bastien dit « Latendresse » à la bonne brute des Artilleurs, Joe « Rahan » Bissonnette. Signe que les goûts féminins n’ont pas trop changé depuis l’orée des temps, c’est le sympathique barbare à la massue qui l’a emporté après d’interminables délibérations. Il remportait par le fait même une trousse complète de produits L’Oréal Men Expert.

De nombreux prix de présence ont été distribués, dont deux emballages de la gamme complète des produits Génacol (dont l’un a été gagné par un clopinant Pierre Limoges), une montre Guess d’une valeur de près de 200$, des billets pour un match des Canadiens de Montréal, une passe hivernale à la cage de frappeur Coup Sûr de Laval, des billets de spectacle de Mike Ward, des vêtements Oakley, et bien d’autres.

Un gros merci à tous les organisateurs qui ont fait de cette soirée un événement mémorable. Merci aussi à tous ceux qui ont encouragé l'équipe lors de cette superbe Saison 2006!


ÉDITORIAL SAMEDI 14 OCTOBRE 2006
par Alexandre Limoges

Les 10 raisons pour lesquelles les Artilleurs ont gagné en 2006

10. L’arme secrète

Les observateurs cherchent toujours un moment charnière dans une série, l’instant précis où la balance a penché en faveur d’une équipe aux dépens de l’autre. Nul doute que celui de la série finale contre les Jets a été le deuxième match à Pointe-aux-Trembles. Parmi les événements qui ont ponctué cette partie-clé, le retour au jeu inattendu de Nicolas Aubin n’a peut-être pas reçu toute l’attention qu’il mérite : les Artilleurs auraient-ils pu tenir sept matchs avec seulement deux partants? En plus d’étouffer l’attaque des Jets au monticule lors de ce match crucial, Aubin a frappé de solides claques pendant toute la deuxième partie de la série, de sorte que sa présence constitue l’une des raisons occultées de la victoire des Arts.


9. « I think I’m cute »

Fait étonnant, durant les séries de fin de saison, avec Michaud et Desrosiers, les cinq frappeurs les plus efficaces des Artilleurs, Nicolas Aubin, Bryan Bastien, Joe Bissonnette et Francis Tétreault, frappaient normalement dans la deuxième partie de l’alignement des frappeurs.

Parmi eux, Bryan Bastien est peut-être le joueur le plus sous-estimé des Arts. Lorsqu’il s’amène au bâton, les équipes adverses croient systématiquement pouvoir obtenir un retrait facile : Bastien est petit et il est fait d’un moule plutôt modeste : sa chanson-signature montre d’ailleurs plus d’arrogance qu’il n’en démontrera jamais autrement. Toutefois, ses claques opportunes et sa moyenne surprenante font largement mentir les apparences. Sans tambour ni trompette, Bastien a effectué les jeux en défensive et frappé des coups sûrs cruciaux, comme celui qui a finalement permis aux Arts de battre Francis Croteau et les Seigneurs de Repentigny en fin de calendrier. Cette victoire est la clé du championnat de la saison qui assurait aux Térésiens l’avantage du terrain pendant toutes les séries…


8. « Nous leur répondrons par la bouche de nos canons »

L’avantage du terrain aura finalement joué un rôle crucial, mais largement oublié, dans la série finale. Aussi, l’importance du fameux match lors duquel les Arts ont vaincu Francis Croteau (et le reste des Seigneurs) à Ducharme aura finalement été d’une importance incomparable. À deux reprises dans les séries, les Artilleurs ont été forcés de disputer un match décisif qu’ils ont remporté devant leurs nombreux spectateurs; fait assez peu étonnant, puisque les Artilleurs n’ont été défaits qu’une seule fois en saison régulière à leur domicile…


7. Big Teets…

Les Artilleurs ne s’appuient peut-être pas sur un seul lanceur tout à fait exceptionnel comme les Seigneurs ou les Jets, mais ils ont tout de même besoin d’un premier partant capable de réagir à la pression et de réserver ses meilleures performances pour les matchs critiques. Cette année, Francis Tétreault a connu une séquence de 32 manches sans accorder un seul point à l’adversaire. Ses performances contre les Jets en finale, par contre, sont encore plus importantes que cette impressionnante séquence. La différence entre la cuvée 2005 et la cuvée 2006 du Teets, c’est précisément d’avoir pu assumer pleinement son rôle de premier partant. Le Tétreault des années précédentes avait tendance à s’effacer quand la pression se faisait sentir, la version 2006 a pris les choses en mains et a notamment éliminé les Jets grâce à une très belle performance lors du 7e match.


6. … Small mouth

Les Artilleurs n’ont jamais eu de graves problèmes internes depuis leur arrivée dans la ligue Junior BB des Laurentides, mais ils ont dû, avec chacune des éditions précédentes, gérer quelques problèmes affectant l’esprit d’équipe qui ont perduré jusqu’à la fin de la saison. Cette année, les Artilleurs ont su éviter à terme toute distraction liée à des dissensions dans leurs rangs. L’unité et la cohésion de l’équipe ont ainsi créé les conditions nécessaires aux quelques ralliements cruciaux qui lui ont permis de battre les Éperviers après avoir fait face à l’élimination, puis de vaincre les Jets après avoir laissé filer une avance de trois matchs à zéro. À cet égard, la contribution de Frédéric Lemieux, blessé durant presque toute la saison, mais tout de même présent sur le banc, est certainement l’un des faits à souligner.


5. Le panache des Artilleurs

Il faut rendre leur dû aux Martin Fiset, Pierre Limoges, Sébastien Doyon et Kathy Berthelet  : les Artilleurs sont dotés d’une administration dévouée (Martin et Kathy), d’un restaurant (idem), d’un statisticien qui leur est propre (Pierre), d’un site internet de qualité professionnelle (Sébastien Doyon), d’un DJ (Sébastien Lamothe), d’entraîneurs toujours au poste (Sébastien Doyman, Mathieu « le bras rouillé » Dubois et J-F « furet » Limoges) et de toutes sortes d’autres avantages, tels que ses commanditaires (Le Super 8, la ville de Sainte-Thérèse, la Bière Boréale et Génacol), un bat boy ! (le p’tit Alex) ainsi qu’un nombre important de fidèles spectateurs (dont l’un d’eux, bien connu, assure de temps en temps la couverture sur Radio-Énergie).

Cette rubrique n’est toutefois pas seulement l’occasion de faire des remerciements : il est de mon avis que le « panache » des Artilleurs est depuis longtemps l’un des facteurs importants de son succès, dans la mesure où l’équipe, attrayante à plusieurs égards, arrive ainsi à attirer – et surtout à garder dans ses rangs des joueurs talentueux qui pourraient tout aussi bien aller jouer dans un calibre supérieur.


4. Le Bon…

On demande d’une machine qu’elle soit régulière, constante, efficace et indifférente au contexte et à la situation dans lesquels elle fonctionne. Alex Michaud, le premier joueur des Artilleurs à frapper pour plus de .500 dans une saison, a été une véritable machine au bâton, dépeçant chacun des lanceurs qui lui étaient opposés. En plus de sa moyenne impressionnante, Alex a frappé 12 doubles et fait produire 26 points, même en ayant manqué un mois d’activité en mai. Équipe plutôt émotive, les Artilleurs avaient besoin d’un frappeur régulier comme une horloge : Michaud a pourvu le poste. Comme il lui reste encore quelques saisons à passer avec les Arts, il est à parier (même si sa moyenne, elle, sera difficile à battre) que Michaud ajoutera la menace du coup de circuit à son arsenal à partir de 2007…


4. … La Brute

Jonathan Bissonnette se fait probablement retirer un peu trop souvent sur des prises; certains de ses élans laissent également croire qu’il a été complètement déjoué par le choix de tir d’un lanceur, mais quand il détecte son lancer favori, Biz défonce les clôtures (généralement celle du champ gauche, et non la clôture du terrain de baseball, mais celle du terrain de soccer). La présence de Rahan Bissonnette dans l’alignement offre un avantage parfois négligé : Biz est un joueur craint par l’adversaire. Son circuit contre Kevin Grauss par exemple, lors du premier match de la série demi-finale, a fait en sorte que les Éperviers lui ont accordé plusieurs buts sur balle par la suite. Les Artilleurs ont largement profité de l’effet qu’il produit sur le moral adverse, et ses puissants circuits ont été l’un des éléments les plus importants pour relancer l’enthousiasme de l’équipe et de la foule lors des matchs; tout cela sans compter le fait que son dernier circuit a peut-être été la dague au cœur des Jets de P.A.T…


4. …Et le Vétéran.

Revenons-en encore au fameux deuxième match de la série finale : les Jets ont trois joueurs sur les sentiers avec aucun retrait en 7e manche. Un point suffit pour la victoire. Les entraîneurs font appel au vétéran : Nicolas Desrosiers retire les trois frappeurs suivants sans concéder un seul point. Lors de la manche suivante, les Arts marquent deux points et ils soutirent la victoire à Evans Henri et aux Jets.

C’était encore Desrosiers dont le retour avait été nécessaire pour relancer une équipe dont le moral était à plat après la première défaite contre les Éperviers en demi-finale. Desrosiers a eu beau frapper pour .400 en saison régulière, tout en lançant pour une moyenne de points mérités de 1.58 (la meilleure de l’équipe parmi les lanceurs réguliers), il avait une tâche encore plus difficile : celle de prendre l’équipe sur ses épaules et de la sortir du pétrin dans les moments critiques. Sans lui, l’équipe aurait certainement plié l’échine en demi-finale.


3. Que la profondeur est supérieure à l’exception

L’une des plus importantes leçons des séries 2006 est peut-être la confirmation qu’une équipe disposant d’une plus grande profondeur a toutes les chances de triompher de celles qui s’appuient sur le talent exceptionnel d’un joueur unique. Les Jets ont fait une belle remontée dans la série finale, mais ils ont artificiellement gagné du temps en surtaxant Patrick Bélanger. Les Artilleurs, pendant ce temps, on fait appel à plusieurs lanceurs, tous capables d’accomplir la tâche : Francis Tétreault, Mickael Lajeunesse, Nicolas Aubin, Ian Dorego, Nicolas Desrosiers, Alexandre Michaud et Patrick De Maisonneuve ont tous eu leur mot à dire dans la conquête du championnat de fin de saison. À l’inverse, les Arts ont rarement eu affaire à plus de trois ou quatre lanceurs par équipe (dont généralement un seul avait toutes les ressources nécessaires pour les battre). Certains se demandent pourquoi les Éperviers, avec une fiche de 14-16 en saison régulière, ont donné le plus de fil à retordre aux Arts : votre humble chroniqueur suggère qu’ils ont profité de la même ressource…


2. L’intimidation – l’offensive des Artilleurs

L’offensive des Artilleurs a toujours été sa plus grande force. Les Artilleurs marquent beaucoup de points, et ils le font généralement tôt dans le match, souvent même, dès la première manche. Les Artilleurs démoralisent leurs adversaires grâce à une moyenne d’équipe au bâton de… .344 ! À titre comparatif, la moyenne au bâton de Derek Jeter, cette année, le deuxième meilleur frappeur de l’Américaine après Joe Mauer (.347), était exactement la même. Les Artilleurs frappent donc en moyenne avec une efficacité comparable à celle du meilleur joueur des Yankees, considéré comme le MVP le plus probable pour la Saison 2007**…

L’avantage de cette attaque dévastatrice est multiple : d’abord, les Artilleurs, en frappant tôt, sapent complètement le moral des adversaires qui voient déjà la déroute se pointer dans leur avenir proche. Ils enlèvent ainsi la pression sur les épaules de leurs lanceurs qui peuvent travailler avec une avance souvent confortable. Le fait d’avoir une attaque puissante et profonde permet également aux Artilleurs de ne jamais dépendre de la performance d’un seul joueur, d’où leur régularité. Enfin, l’intimidation étant une arme efficace, les Artilleurs profitent de leur réputation pour commencer le match avec le momentum, avant même qu’une seule balle n’ait été lancée… 


1. L’étanchéité de la défensive.

Comment l’offensive peut-elle ne pas se retrouver en première place du palmarès? D’abord, parce qu’en séries, les Artilleurs ont perdu une partie de leur efficacité au bâton, chose qui s’explique à la fois par la qualité des lanceurs qu’ils ont dû affronter en demi-finale et en finale, et par la pression générée par des matchs importants et serrés. Ensuite parce que cette offensive, peut-être meilleure que jamais, était déjà très efficace l’année dernière. Elle ne peut donc avoir fait la différence à elle seule en 2006.

Durant toutes les séries, une chose, toutefois, est restée constante : l’étanchéité d’une défensive qui a maintes fois sauvé les Artilleurs. Celle-ci, par surcroît, est peut-être l’amélioration la plus importante de l’équipe. Lors de leur entrée dans la ligue, les Artilleurs disposaient déjà d’une offensive puissante, mais ils commettaient un nombre d’erreurs effarant. Le virage amorcé l’année dernière a été complété par l’arrivée de Ian Dorego qui a finalement permis de stabiliser un avant-champ constitué par ailleurs d’excellents joueurs, tels Bryan Bastien, Alexandre Michaud, Patrick De Maisonneuveet Nicolas Aubin. Au champ extérieur, les vétérans Pascal Soucy et Joe Bissonnette, appuyés tantôt par Mini-Teets, tantôt par De Maisonneuve, ont maintes fois brisé les élans des spectateurs adverses, habitués de voir tomber, ailleurs, les balles frappées avec puissance.

En conclusion, je dirais qu’il manquait peu d’éléments aux Artilleurs pour s’élever du rang de champions de la saison régulière à celui de champions sur toute la ligne. Les 10 raisons précédentes ne sont pas les seules, mais elles montrent qu’il ne faut parfois que quelques ajustements, et non un bouleversement, pour qu’une équipe trouve finalement sa vitesse de croisière. La Saison 2007*s’annonce à son tour palpitante. Quelques souhaits pour la saison morte ? une dizaine de livres en plus sur la charpente de Mini-Teets et il ne pourra plus porter son nom… et puis peut-être encore quelques munitions au monticule pour que les Artilleurs acquièrent le statut de « Powerhouse » !

RÉSUMÉ :

10. Le retour de Nicolas Aubin en finale

9. Le bas de l’alignement se comporte comme le haut

8. « Nous leur répondrons par la bouche de nos canons »

7. Un premier partant efficace dans les moments cruciaux

6. Un esprit d’équipe amélioré

5. L’organisation des Artilleurs

4. La régularité au bâton d’Alex Michaud

4. La puissance de Biz

4. Desrosiers assume le rôle de capitaine

3. La profondeur de l’équipe

2. L’offensive puissante des Artilleurs

1. L’étanchéité de la défensive



ÉDITORIAL DU JEUDI 21 SEPTEMBRE 2006
par Alexandre Limoges

-SÉRIE FINALE, POINTE-AUX-TREMBLES vs ARTILLEURS

Les Artilleurs et les Jets se rencontrent en séries pour la première fois, et le duel s’annonce fascinant. Peu d’observateurs en sont conscients, mais les Jets n’ont jamais battu les Artilleurs depuis l’arrivée de l’équipe dans la ligue. Forts de leur triomphe au Tournoi Junior BB des Laurentides, et confiants avec le vétéran Patrick Bélanger au monticule, les Jets entendent bien remédier à cet état de choses assez rapidement.

Une comparaison des deux équipes révèle deux styles plutôt différents. Les Jets ont au moins deux lanceurs extrêmement dominants, alors que les Arts s’appuient surtout sur leur profondeur au monticule. Le succès des Artilleurs repose surtout sur leur attaque, mais celle des Jets, jusqu’à maintenant, a été tenue en échec par Francis Tétreault, tandis qu’elle a dominé la batterie de lanceurs des Seigneurs de Repentigny. La question la plus importante sera la suivante : dans quelle mesure les lanceurs des Jets arriveront-ils à tenir lors d’une série prolongée (4 de 7). À mon sens, si les Jets l’emportent, ce sera parce qu’ils auront pris l’avance rapidement dans la série. Si les Artilleurs remportent les deux premiers matchs, ou s’ils arrivent à pousser la série jusqu’à 6 ou 7 matchs, ils devraient l’emporter.

ARTILLEURS en 7

 
 
 
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